Notions de base en informatique
Introduction : Objectif du Cours L’informatique est la science du traitement automatique de l’information en utilisant comme outil l’ordinateur. L’ordinateur est un dispositif électronique capable de traiter l’information, de la stocker, de la supprimer ou de la resituer en cas de besoin. Dans un système informatique, on distingue deux parties : une partie matérielle (le Hardware) composée de l’ordinateur et ses périphériques et une partie immatérielle (le Software) représentée par les logiciels. Un logiciel est un ensemble de séquences d’instructions interprétables par une machine. Les séquences d’instructions appelées programmes ainsi que les données sont structuré en fichier. Parmi les programmes on peut citer les SE et les programme utilisateurs. La conception de ces programmes nécessite une analyse de besoins et d’exprimer la solution du problème donné de façon complète et non ambigüe, d’où la naissance de l’algorithme.
Chapitre I : NOTIONS DE BASE
I. DEFINITION
- Un algorithme est une suite d’instructions ayant pour but de résoudre un problème donné et ces instructions doivent être exécutées de façon automatique par un ordinateur. Généralement, un algorithme reçoit puis manipule des données suivant un traitement bien défini pour fournir des données en sortie.
II. STRUCTURE D’UN PROGRAMME ALGORITHMIQUE
- La structure d’un programme algorithmique est composée de 3 parties :
- La partie entête : Permet de nommé le programme. Elle est caractérisée par le mot clé PROGRAMME.
- La partie déclarative : Permet de déclarer l’ensemble des données que nous utilisons dans le programme. Ces données peuvent être : des variables, des types et des prototypes ou des modules. Cette partie est caractérisée par des mots clés comme VAR, CONST, TYPE,…
- Le corps du programme : Cette partie contient l’ensemble des instructions à suivre étapes par étape, du début à la fin du programme destiné à être exécuter par un ordinateur. Cette partie commence par le mot clé DEBUT et se termine par le mot clé FIN.
- Les identificateurs
- Les données que le programme manipule sont nommées. Ainsi donc, dans un même programme, il y’a risque de confusion si deux données ont les même noms. Pour éviter cette confusion, chaque donnée a son propre nom qui lui est unique (Identificateur).
- Un identificateur permet de reconnaitre (distinguer) chaque entité du programme de manière unique durant l’exécution du programme.
- Pour créer un identificateur, il faudra respecter les règles suivantes :
- Règle 1 : Le nom de l’identificateur doit être composé que de caractères alphanumériques.
- Règle 2 : Le nom de l’identificateur ne doit pas commencer par un caractère numérique.
- Règle 3 : Si le nom de l’identificateur est un nom composé, ces composants ne peuvent être séparés que par le tiret du 8 (_) et non par un espace.
- Règle 4 : Le nom de l’identificateur ne doit pas figurer dans la liste des mots réservés au langage algorithmique.
- Règle 5 (facultative) : Le nom de l’identificateur doit être en rapport avec son contenu.
- Exercice d’application : Soient les identificateurs suivants, en se basant sur les règles, dites ceux qui sont correctes ou pas.
- Notion de constante
- Une constante, comme son nom l’indique est un identificateur dont la valeur ne change pas. L’identificateur garde la même valeur durant toute l’exécution du programme.
- Syntaxe : Const identificateur = valeur ou Constante identificateur = valeur
- Exemple :
- Const TVA = 0,18 (valeur réelle), Const sexe = ‘F’ (valeur caractère).
- Const ecole = « ISI » (valeur chaine de caractères), Const prix = 250 (valeur entière)
- Remarque : Une constante ne peut être affectée que des valeurs de type entier, réel, chaine de caractères, caractère ou booléen.
- Notion de variable
- Une variable est un identificateur dont la valeur peut changer durant l’exécution du programme.
- Syntaxe : Var identificateur : type ou Variable identificateur : type
- Exemple :
- Remarque : Si plusieurs variables ont le même type, alors on peut les déclarer sur une même ligne en séparant les identificateurs par des virgule (Exemple : Var x, y, z : entier).
- Notion de type
- L’algorithme est un langage typé, c’est-à-dire que chaque donnée est rattaché ç un type bien défini (sa nature).
- Chaque variable doit avoir un type. Le type joue deux rôles :
- Les types sont regroupés en deux grandes familles : les types simples et les types composés.
4.1. Les types Simple
- On les appelle aussi type de bases ou types primitifs et sont au nombre de cinq (5) :
- Entier : Il s’agit des variables destinées à contenir les nombres entiers positif ou négatif.
- Réel : Il s’agit des variables numériques qui comportent des décimales ou des chiffres après la virgule.
- Caractère : Ce sont des variables qui contiennent des valeurs alphabétiques ou des chiffres de 0 à 9.
- Chaine de caractères : C’est une suite de caractères.
- Booléen : Ce sont des variables contenant les valeurs VRAI ou FAUX.
4.2. Les types composés
- Ce sont les structures composées (voire chapitre 4).
III. SEQUENCE D’INSTRUCTIONS
- Une instruction est une commande que l’ordinateur est capable d’exécuter, elle permet de donner des directives qui sont destinées aux périphérique d’entrée ou de sortie.
-
- Les instructions d’entrée
- Elle permet d’entrer des donnée dans l’ordinateur en utilisant des périphériques d’entrée comme le clavier ou la souris.
- Syntaxe :
Aly Tall NIANG - Algorithme 1
1re année
-
77 182 54 14
-
Saisir (variable) ou Lire (variable)
-
L’instruction d’entrée se fait toujours avec des variables qui sont déjà déclarées dans la partie déclarative.
2. Les instructions de sortie
2.1. A l’écran
- Syntaxe : Afficher (<Expression>) ou Ecrire (<Expression>)
- Remarque : L’expression peut représenter
- valeur(s), variable(s),
- Expression mathématique à évaluer,
- combinaison de (1), (2), ou (3)
- Pour envoyer des flux de données vers l’écran, il faut utiliser les fonctions Afficher() ou Ecrire().
- Exemple 1 : Ecrire un programme qui affiche « Bonjours tout le monde » sur l’écran.
- Exemple 2 : Ecrire un programme qui demande à l’utilisateur de saisir une expression chaîne de caractères et d’afficher la valeur saisie.
2.2. A l’imprimante
- Pour envoyer des données vers une imprimante, il faut utiliser la fonction imprimer().
- Syntaxe : Imprimer (<Expression>)
IV. LES OPERATEURS LOGIQUES ET ARITHMETIQUES
- Une opération est l’association d’opérandes (valeurs) et d’opérateurs (signes). Une opération est soit unaire (constituée d’un opérande et d’un opérateur), soit binaire (constituée de deux opérandes et d’un opérateur).
- L’ordinateur dispose d’une unité appelée UAL (composante du processeur chargée d’exécuter toutes les opérations logiques de l’ordinateur).
1. Les opérateurs arithmétiques
- Tous les opérateurs de base en mathématiques restent valables en informatique. Ces opérateurs sont définis ci-dessous.
-
- : Addition (Signe Oui, Sens)
-
- : Soustraction (Signe Oui, Sens)
-
- : multiplication (Non pour le signe, Oui pour le sens)
- / : Division réelle (Non pour le signe, Oui pour le sens)
- div : Division entière
- mod : Reste de la division entière
- sqr : Carré
- sqrt : Racine carré
- abs : Valeur absolue
2. Les opérateurs logiques
- Ils sont utilisés au niveau des conditions; l’évaluation d’une condition est booléenne (vraie = 1 ou fausse = 0).
- Les opérateurs logiques de base sont la négation, le OU logique et le ET logique.
2.1. La négation
- Soit X une condition ou variable logique.
- X est vérifié c’est-à-dire X = VRAI ou X = 1 ; X n’est pas vérifié c’est-à-dire X = FAUX ou X = 0.
- TABLE DE VERITE DE LA NEGATION
- | X | Négation de X = NON (X) |
- | 0 | 1 |
- | 1 | 0 |
2.2. Le OU logique
- Si une condition globale est composée de plusieurs sous-conditions séparées par des OU logiques, alors la condition globale est Vérifiée si au moins une des sous-conditions est vraie.
- Exemple : soient les sous-conditions A et B
- A | B | A OU B
- 0 | 0 | 0
- 0 | 1 | 1
- 1 | 0 | 1
- 1 | 1 | 1
2.3. Le ET logique
- Si une condition globale est composée de plusieurs sous-conditions séparées par des ET logiques, alors la condition globale est Vérifiée si toutes les sous-conditions sont vraies.
- Exemple : soient les sous-conditions A et B
- A | B | A ET B
- 0 | 0 | 0
- 0 | 1 | 0
- 1 | 0 | 0
- 1 | 1 | 1
V. LES OPERATEURS DE COMPARAISON
- | Opérateurs | signe | Exemples |
- | = | Egalité | A = B |
- | < | Inférieur | A < B |
- | > | Supérieur | A > B |
- | <= | Inférieur ou égale | A <= B |
- | >= | Supérieur ou égale | A >= B |
- | != ou <> | différent | A != B |
- Ces opérateurs de comparaisons sont les mêmes qu’en mathématiques.
VI. OPERATEUR D’AFFECTATION
Syntaxe
- Identificateur (Variable) ← <Expression>
- Elle permet d’affecter une valeur à une variable. Elle se fait en utilisant le symbole ←
- NB :
- L’expression peut être :
- Une valeur,
- Une variable déjà initialisée,
- Une expression mathématique à calculer
- L’expression peut être :